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le Creux de l’enfer - CENTRE D’ART CONTEMPORAIN

Gilberto Zorio

Exposition "Du Creux de l’enfer au creux du Vesuvio"

du 5 avril 2005 au 10 juin 2005

Du Creux de l’enfer au creux du Vesuvio

Commissariat : Frédéric Bouglé, commissaire, Matt Hill, commissaire associé

Au printemps 2005, Gilberto Zorio est intervenu au Creux de l’enfer dans le Puy-de -Dôme en Auvergne, un centre d’art contemporain chargé de mémoire industrielle, comme le bassin de Biella dans le Piémont italien d’où l’artiste de l’arte povera est originaire.

IMG/flv/zorioch1.flv

A partir d’un dépôt d’une tonne de matière d’émoulage provenant de l’entreprise de coutellerie Déglon de Thiers, et une technologie audiovisuelle de pointe, Gilberto Zorio a bâti avec 500 blocs de béton cellulaire une véritable forteresse étoilée et éphémère sur les 250 m2 du rez-de-chaussée, plongeant le pied du bâtiment dans l’obscurité avant de le mettre en scène.

L’installation réagissait à la présence des visiteurs, fonctionnant en deux temps à l’aide d’un capteur. Une baudruche cousue dans une peau de porc noircie, gonflée par un compresseur, et armée d’une canne (sorte de tuyau porte-vent de cornemuse), se déclenchait, et s’agitait dans une rotation hésitante. Simultanément, un projecteur s’allumait éclairant de sa lumière agressive, blanche halogène, les plans externes d’une construction architecturale. Celle-ci était étagée, étoilée sur vingt mètres de longueur et autant de largeur, et dépassait en son centre les trois mètres de hauteur. Lorsque à l’entrée de l’exposition, la baudruche suspendue se réveille, sa canne se lève. L’ensemble tourbillonne alors frénétiquement, stimulé par la musique de l’Internationale interprétée à la manière de Jimmy Hendrix (avec sa partition musicale projetée sur le paysage extérieur et la salle intérieure), le son étant retransmis par des haut-parleurs volumineux et puissants. Puis la lumière et le son s’éteignent, la canne retourne à sa position initiale inerte, tandis qu’à son tour, le cœur central de la construction s’allume majestueusement, laissant transparaître des lumières secrètes par des interstices et une niche ouverts. De l’escalier métallique du bâtiment, en hauteur, le visiteur appréhende alors la forme de l’étoile. Il découvre son cœur vivant, tel un réacteur alchimique, le résidu d’émoulage de coutellerie gris et floconneux libère une magnifique lumière bleutée et des jets de matière jaune phosphorescente. Intitulée Du Creux de l’enfer au creux du Vesuvio, l’œuvre rend hommage autant à la matière de coutellerie qu’aux volcans d’Auvergne, tandis qu’une mystérieuse étoile bleue endormie signale par intermittence son activité.

Frédéric Bouglé, 2005

Exposition réalisée avec le soutien de la galerie Giorgio Persano à Turin.

 
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